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mercredi 5 février 2020

les cas de nullité

Dans certains cas, il n'y a ni vainqueur ni perdant. La partie est nulle. Vous trouverez ci-dessous les situations qui conduisent à cette nullité:
  • le manque de matériel pour mater. C'est le cas par exemple lorsqu'il ne reste que les 2 rois sur l'échiquier ou 2 rois et 1 fou ....
  • le pat qui est une situation où le joueur au trait est dans l'impossibilité de jouer (voir l'article "le pat"),
  • par accord mutuel des joueurs,
  • par triple répétition des coups (voir l'article "la triple répétition des coups" et l'article "l'échec perpétuel"),
  • en application de la règle des 50 coups (voir l'article "la règle des 50 coups").

lundi 3 février 2020

la tour folle


La tour folle est la tour dont on souhaite se débarrasser pour obtenir un pat.
Il s'agit de pourchasser le roi adverse qui, bien entendu, ne doit pas prendre.
Dans certains cas, la poursuite avec la tour fonctionne et permet la nullité mais il existe des situations dans lesquelles le roi peut se mettre à l'abri et échapper à son poursuivant. Le pat est alors tout à fait impossible à obtenir.
Dans l'exemple ci-dessus les Noirs doivent attaquer le roi blanc de manière systématique avec leur tour; la prise de la tour se soldant par un pat alors que les Noirs étaient initialement dans une situation particulièrement difficile et que la perte de la partie semblait la seule issue possible pour les Noirs. 
Cet exemple est extrait d'une partie jouée par Yudasin et Kramnik à Wijk aan  Zee en 1994.

jeudi 23 janvier 2020

la recherche de la nullité

Un joueur qui est sur le point de perdre la partie doit chercher à faire tomber son adversaire au temps ou bien à faire partie nulle en obtenant un  pat ou bien encore un échec perpétuel.
En cas d'impossibilités, il convient d'abandonner, c'est à dire de reconnaître la victoire de son adversaire et de renoncer à poursuivre plus avant la partie.
Il importe de prendre en compte qu'il est courtois d'abandonner lorsqu'il n'y a plus rien à faire.

lundi 11 novembre 2019

le pat


Le pat est un cas de nullité. Un roi est pat lorsqu'il n'est pas en échec, que son camp est au trait et que le seul coup envisageable consisterait à mettre le roi en échec ce qui est interdit.
Dans l'exemple, les Noirs qui sont au trait sont pat car le roi noir ne peut pas bouger et le pion en a2 également. La partie est donc nulle et ce malgré la supériorité des Blancs en matériel.
En règle générale, en fin de partie, le camp en grande difficulté doit chercher à obtenir la nullité par pat et le camp en meilleure situation, bien entendu, à chercher à l'éviter.

samedi 12 octobre 2019

la forteresse


Aux échecs, on appelle forteresse une position dans laquelle le camp en infériorité matérielle a construit un rempart infranchissable sans qu'un zugzwang soit possible, parce que le défenseur dispose de coups d'attente, ou bien en raison de menace de pat. 
Elle est pour la première fois expliquée en 1850, dans un article publié par Alexandre Petrov. 
La forteresse est un thème fréquemment utilisé dans les études. Sans les bases de données de finales, la plupart des programmes d'échecs sont incapables d'évaluer correctement ce type de position. 
Dans le diagramme ci-dessus, Malgré leur avantage matériel, les blancs ne peuvent progresser, la tour noire empêchant le roi blanc de passer. 
Le roi noir défend le pion noir qui lui-même défend la tour. Cette dernière peut osciller entre les cases f6 et d6, toujours sous la protection du pion. Le roi blanc ne peut franchir la sixième rangée pour apporter son soutien à la dame.