Quelque temps après avoir gagné le tournoi de Londres de 1851 (dans le cadre de l'Exposition universelle), Adolf Anderssen, le coeur léger, joue des parties libres, c'est-à-dire des parties sans enjeu et impromptues. S'il gagne, tant mieux ; s'il perd, son manque de préparation explique en grande partie le résultat. Dans l'une de ces parties libres, il affronte Lionel Kieseritzky. C'est cette partie qu'Ernst Falkbeer appela, en 1855, « la Partie immortelle » dans le magazine autrichien Wiener Schachzeitung.
Selon Alexandre Kotov, cette partie date de « l'aube des échecs modernes », avant la domination du jeu positionnel et il n'est, dans ces conditions, pas si étonnant qu'un maître comme Kieseritzky se soit laissé aller à un appétit de pions et de pièces qui a permis à son adversaire de le mater.
Le fichier PGN de cette partie peut être consulté en cliquant ici